Ligue 2 : avec Siebatcheu, ça pétille à Reims

Il n’a que 21 ans mais c’est vers lui que le Stade de Reims, club historique du football français, se tourne quand ça va mal : Theoson-Jordan Siebatcheu vit le meilleur épisode de sa jeune carrière au sein d’un club qui caracole en tête de la Ligue 2.

Né à Washington aux Etats-Unis de parents camerounais mais formé en Champagne, ce grand gabarit (1,90 m) attire désormais à chaque match de nombreux superviseurs européens. Ses douze buts, dont un doublé contre Bourg-en-Bresse et un triplé face à Valenciennes, l’ont hissé à la deuxième place du classement des buteurs de L2, à quatre unités du Nîmois Umut Bozok.

L’arme fatale du leader rémois semble à peine surpris de sa réussite. « Je ne m’attendais pas à jouer autant (22 titularisations, NDLR). Revenant d’un prêt à Châteauroux (National), j’avais surtout pour objectif de gagner une place de titulaire », explique-t-il.

Le déclic, assure-t-il, s’est produit dans l’Indre. « L’équipe évoluait en 4-3-3, un schéma qui me convient bien. Je me suis libéré comme jamais, je jouais sans frein, comme je le faisais avec les jeunes », une référence pour cet ancien international Espoirs (deux sélections), finaliste de la Coupe Gambardella (2014) et champion de France des moins de 19 ans (2015) avec le Stade de Reims.

De retour de prêt, une discussion avec David Guion, son ancien directeur au centre de formation et actuel entraîneur de l’équipe de Ligue 2, a fini par le convaincre qu’il possédait bien tous les atouts pour réussir. « Le coach m’a dit que c’était bien de jouer en Ligue 2 mais, pour un attaquant, l’essentiel est de marquer. C’est ce que j’ai fait dès la 3e journée contre Bourg-en-Bresse, avant d’enchaîner les matches suivants. »

Avec Jordan Siebatcheu à la finition de la chaîne collective, le Stade de Reims a pris progressivement son envol, pour compter aujourd’hui dix points d’avance sur son dauphin, Nîmes. « La force de l’équipe ? La bonne ambiance qui règne au sein du groupe », reconnaît l’attaquant marnais. « L’équipe est solide, conquérante et ses éléments interchangeables », appuie-t-il.

Désormais surveillé de près par ses adversaires, il avoue devoir trouver la parade pour se libérer du marquage. « A moi de trouver les solutions. Je dois réfléchir sur mon jeu, mes déplacements, mes anticipations. A la limite, faire peur aux défenseurs, c’est reconnaître que je progresse », fait observer celui qui ne s’est pas vraiment fixé d’objectif personnel si ce n’est « marquer le plus de buts possibles ».

Retrouver l’élite avec son club formateur serait « kiffant », ajoute-t-il. « J’entends et je lis beaucoup de choses concernant mon avenir. Ça fait toujours plaisir d’attirer l’attention mais cela ne me perturbe pas. Quoi qu’il arrive, je vais rester à Reims où je viens de prolonger mon contrat. » Un atout de poids dans la manche d’un club bien parti pour gagner son pari de la remontée.

Reims recevra Sochaux vendredi en 25e journée de L2. Une semaine après sa défaite à domicile contre Lorient (0-1), Reims n’a pas réussi à relancer la machine lundi soir face à Brest (0-0). Un deuxième match sans victoire qui, sans remettre en cause le leadership des Rémois, ouvre une petite brèche. En face, Sochaux, large vainqueur d’Ajaccio (4-1) vendredi dernier, a la possibilité de recoller au peloton de tête : 4 points seulement séparent le 2e, Nîmes, des Lionceaux, désormais 7e.

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